A.L.I.C.I.A.

 

Analyses Logiques d’Informations et de Connaissances grâce à l’Intelligence Artificielle

 

Mise en contexte : l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle (IA) est un concept qui a vu le jour dans les années 1950s grâce à John McCarthy, mathématicien de formation et brillant informaticien, qui s’inspirait lui-même d’Alan Turing. Turing avait postulé en 1950, que l’ultime preuve d’intelligence pour un ordinateur serait d’avoir une conversation suivi avec deux interlocuteurs sans que ceux-ci puissent discerner l’ordinateur des humains. Depuis, la discipline s’est divisée en plusieurs approches, certaines privilégiant la capacité de calculs et de résolution de problèmes, d’autres s’intéressant à l’imitation de raisonnement et de perception des Machines, alors que les autres sont resté fidèles aux principes de McCarthy pour fonder le cognitivisme.

L’analyse logique d’informations

Le projet A.L.I.C.I.A. est basé sur trois concepts-clés du cognitivisme: le savoir, la logique et la simulation cognitive. La savoir est l’ensemble des connaissances dont la Machine dispose pour bâtir ses réponses. La Wikimedia Foundation propose aux groupes de recherche sur l’IA une base de données de la connaissance humaine destinée à être indexée et consultée rapidement par des Machines. A.L.I.C.I.A. utilise donc cette base de données comme réservoir de connaissances générales, mais on est bien loin de la résolution de problèmes et à l’interaction nécessaire pour passer le test de Turing avec succès.

La logique se veut un moyen de compenser l’absence de conscience de la Machine par des algorithmes et d’autres calculs complexes ayant pour but d’analyser la syntaxe, la composition et la récurrence de mots-clés dans les requêtes de l’utilisateur. En plus de la programmation d’algorithmes capables de déceler et de mettre en contexte les mots-clés d’une conversation, A.L.I.C.I.A. utilise des outils d’analyses lexicaux tels que WOLF (Wordnet Libre du Français), une ressource lexicale sémantique pour la langue française.

La simulation cognitive tente de reproduire les processus cognitifs humains chez les Machines grâce à l’intégration de règles générales de psychologie pour simuler la capacité d’apprendre et de de résoudre des problèmes. Dans le cerveau humain, par exemple, la résolution de problèmes se fait par étapes, grâce à des associations de concepts de plus en plus nombreux. A.L.I.C.I.A. doit donc « apprendre » à discerner l’information essentielle de l’information superflue (logique) puis, à exécuter les étapes de résolutions de problèmes dans l’ordre. Pour ce faire, les pionniers du calcul en langage naturel WolframAlpha, ont mis à notre disposition les algorithmes de simulations cognitives de leurs superordinateurs, nous permettant ainsi de mieux comprendre le cognitivisme en intelligence artificielle.

Discuter avec une Machine

Le projet A.L.I.C.I.A. est évidemment limité par la puissance de ses processeurs et même si l’acquisition de alicemedia7 en juillet 2012 a permis au projet de faire des pas de géant, nous ne pouvons pas encore exécuter l’ensemble des scripts développés par notre équipe ou mis à notre disposition par nos partenaires. Malgré tout, plusieurs interfaces utilisateurs sont présentement évaluées pour communiquer avec le projet A.L.I.C.I.A. Le clavardage, l’appel téléphonique ou le casque d’écoute sont tous des options valables avec leurs avantages et leurs inconvénients. L’extension * (étoile) du projet VoAN a même été réservée pour communiquer avec le projet A.L.I.C.I.A. Les détenteurs d’un AliceID ayant été choisi pour le beta test du réseau téléphonique peuvent composer l’extension * (étoile) pour discuter directement avec le projet A.L.I.C.I.A. Les autres peuvent toujours aller visiter deux projets concurrents permettant aux internautes de communiquer avec leur Machine en anglais, par clavardage. Croyez-vous qu’elles passeraient le test de Turing?

Liens utiles

WolframAlpha
A. L. I. C. E. The Artificial Linguistic Internet Computer Entity